mercredi 20 février 2008

Alchimie de la souffrance.

Quand l'absence se fait trop longue et se charge d'incompréhension et d'impuissance, se créée alors une alchimie complexe qui consume le corps et l'esprit à petit feu. Les sens hallucinent une présence et sollicitent le cerveau jusqu'à saturation. Pendant ce temps, le cœur injecte par saccades un poison froid qui commence par paralyser la poitrine. C'est l'étouffement permanent. Les bouffées de chaleur. Et l'absence se prolonge. Le cerveau explose. Des morceaux de souvenirs dégoulinent des murs, polluent l'air et les objets quotidiens. Ils s'immiscent dans la musique. Tout pourrit. Surtout l'espoir, mais les sens continuent à halluciner, le poison à couler et le coeur à battre à tout rompre.

Quelle horreur de sentir son coeur battre et le venin de la vie couler en soi.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

L'attente dans l'ignorance est une des formes les plus destructrices de la souffrance...forcer l'attente, forcer les mots n'est-il possible?

Luzbel a dit…

Si, enfin.
Mais je ne suis pas plus avancé.En tout cas ça soulage.